Dolibarr : améliorer les performances (cron, base de données) + nettoyage + monitoring

Dolibarr : améliorer les performances (cron, base de données) + nettoyage + monitoring

Guide opérationnel pour accélérer Dolibarr : cron fiables, base de données optimisée, nettoyage des données inutiles et monitoring. Avec conseils d’hébergement et bonnes pratiques.

Dolibarr : améliorer les performances (cron, base de données) + nettoyage + monitoring

Dolibarr devient rarement lent “d’un coup” : c’est presque toujours un cumul (tâches planifiées qui s’empilent, base qui grossit, fichiers de documents, logs, emails, cache, etc.). La bonne nouvelle : en appliquant une méthode simple (mesurer → corriger → surveiller), on récupère vite une application fluide, stable et prévisible.

Si vous cherchez un hébergement prêt pour la production (HTTPS, sauvegardes, scaling CPU/RAM, rétention longue), jetez un œil à adgents.cloud pour Dolibarr.

Schéma d’hébergement Dolibarr en production

1) Diagnostiquer avant d’optimiser (sinon on se trompe de combat)

Avant de modifier quoi que ce soit, identifiez le temps est consommé :

  • Front : pages lourdes (listes, recherches), lenteurs ponctuelles, lenteurs sur PDF / emails.
  • Serveur web / PHP : saturation CPU, temps de réponse long, files d’attente PHP-FPM.
  • Base de données : requêtes lentes, verrous, tables qui gonflent, index manquants, buffer insuffisant.
  • Tâches planifiées : jobs en double, jobs trop fréquents, jobs bloqués, exécutions longues.

Actions rapides utiles :

  • Activez un slow query log côté MariaDB/MySQL (même temporairement).
  • Surveillez la latence DB et le nombre de connexions en pointe.
  • Vérifiez la santé du stockage (I/O) : sur un disque trop lent, aucune optimisation SQL ne “sauvera” la situation.

Pour poser une base propre côté déploiement (HTTPS, volumes, bonnes pratiques), vous pouvez repartir de ce guide : Installer Dolibarr avec Docker Compose (HTTPS + sauvegardes).

2) PHP et serveur : les gains les plus simples (OPcache, workers, limites)

Si votre instance est sous PHP-FPM, 3 leviers font souvent la différence :

  1. OPcache activé (indispensable)
    • Vérifiez qu’il est bien actif en prod. Sans OPcache, chaque requête recompile des scripts → temps CPU inutile.
  2. Dimensionner les workers
    • Trop peu de workers : ça “queue”, tout devient lent.
    • Trop de workers : vous saturez la RAM → swap → catastrophe.
  3. Limiter les gros traitements
    • Génération de PDF, import/export et emails peuvent monopoliser PHP. Quand possible, poussez ces traitements vers des jobs planifiés bien contrôlés.

Sur adgents.cloud, vous pouvez ajuster CPU/RAM à la demande pour absorber un pic (facturation à l’heure) et revenir ensuite à un dimensionnement nominal.

3) Base de données : stabilité, index et entretien

Dans beaucoup de cas, Dolibarr “rame” parce que la base a grandi sans entretien : historiques, logs, documents, pièces jointes, etc.

A) Réglages DB qui comptent (sans sur-optimiser)

  • Buffer InnoDB suffisamment grand : si le serveur a de la RAM, il faut la donner à InnoDB (sans tuer le reste).
  • Disque : une DB sur stockage lent se sent immédiatement (surtout en listes et recherches).
  • Connexions : trop de connexions concurrentes + requêtes lentes = effet domino.

B) Requêtes lentes : corriger ce qui se voit

  • Lisez les requêtes lentes et cherchez :
    • filtrages sur colonnes non indexées
    • tris sur de gros volumes
    • jointures non sélectives
  • Appliquez ensuite des corrections ciblées (index, réglages, ou parfois nettoyage de données).

C) Entretien régulier

  • Vérifiez l’état des tables et l’évolution des volumes.
  • Planifiez un entretien DB (selon votre moteur et votre politique) et surtout testez l’impact en heures creuses.

4) Cron Dolibarr : éviter les jobs fantômes et les exécutions qui s’empilent

Quand les tâches planifiées sont mal gérées, les symptômes typiques sont :

  • ralentissements “par vagues”
  • emails en retard
  • actions automatiques qui partent en double
  • pics CPU à heures fixes

Bonnes pratiques :

  • Une seule source de planification : évitez d’avoir plusieurs cron qui lancent la même chose (ex : doublon entre système et interface).
  • Verrouillage : assurez-vous qu’un job ne peut pas démarrer si le précédent n’a pas terminé.
  • Fréquence raisonnable : certains jobs n’ont pas besoin de tourner toutes les minutes.
  • Logs exploitables : loggez durée, statut, et erreurs (sinon vous “devinez” dans le noir).

Astuce : si vous utilisez des automatisations externes, vous pouvez aussi orchestrer certains traitements via n8n — voir : Connecter Dolibarr à n8n (sync prospects, factures, emails).

5) Nettoyage : ce qui fait grossir Dolibarr (et comment le maîtriser)

Le nettoyage n’est pas glamour, mais c’est un levier énorme :

  • Documents : pièces jointes, PDFs, exports, scans…
  • Logs : applicatifs, emails, erreurs, traces de debug.
  • Historique : événements, actions, tracking interne (selon modules).

Stratégie simple :

  1. Définir une politique de rétention (ex : 12–24 mois pour certains journaux).
  2. Automatiser l’archivage ou la purge (en heures creuses).
  3. Mesurer l’impact (DB + stockage).

Si vous n’êtes pas à l’aise avec les purges (risque métier), commencez par du soft cleanup : compresser/archiver les logs, déplacer des exports, mieux séparer stockage documents et DB, etc.

Exemple de flux d’automatisation autour de Dolibarr

6) Monitoring : l’assurance-vie des performances

Sans surveillance, vous allez subir des lenteurs au lieu de les anticiper. Un monitoring minimal doit suivre :

  • CPU/RAM (dont swap)
  • latence disque
  • temps de réponse HTTP (p50/p95)
  • temps de requêtes DB et requêtes lentes
  • durée des jobs planifiés + taux d’échec

L’objectif : repérer tôt un indicateur qui dérive (ex : un job qui passe de 30s à 5 min) avant que les utilisateurs ne se plaignent.

7) Hébergement : quand scaler plutôt que bricoler

Certaines lenteurs sont “structurelles” : un pic de facturation, clôture comptable, import massif, génération d’un lot de documents…

Dans ces cas-là, le bon move est souvent :

  • Scaler temporairement CPU/RAM
  • Lancer les traitements
  • Puis revenir au dimensionnement normal

C’est exactement l’intérêt d’une plateforme comme adgents.cloud :

  • déploiement rapide
  • scaling à la demande
  • sauvegardes automatiques (jusqu’à 1/h)
  • rétention longue
  • stop/start (compute non facturé à l’arrêt)

Et pour compléter côté sécurité (qui impacte aussi la stabilité), ce guide est un bon compagnon : Sécuriser Dolibarr (mises à jour, permissions, sauvegardes, reverse proxy).


Vidéo (FR) : Dolibarr en pratique

Pour une prise en main (et voir les écrans avant d’optimiser), voici une vidéo en français : Cloud background


Conclusion

Pour remettre Dolibarr d’aplomb, ne cherchez pas “la” optimisation magique :

  • rendez les jobs planifiés fiables
  • stabilisez la base (requêtes lentes + entretien)
  • contrôlez la croissance des données
  • surveillez en continu

Si vous voulez une base d’hébergement solide (prod, sauvegardes, scaling), démarrez ici : Héberger Dolibarr sur adgents.cloud.

Cloud pattern

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