Gérer plusieurs entités (filiales, marques, pays) dans une seule base Odoo est souvent un gros gain : reporting consolidé, administration centralisée, et processus plus cohérents. Mais si l’architecture est mal posée, on obtient l’inverse : documents mélangés, droits flous, erreurs de société sur les factures, et une expérience utilisateur pénible.
Dans ce guide, on pose une méthode simple pour choisir entre multi-sociétés, multi-sites (websites) et plusieurs bases, puis on déroule les réglages qui évitent les pièges classiques.
Si vous cherchez une voie rapide pour héberger Odoo (backups automatiques, scaling CPU/RAM, stop/start, facturation à l’heure), regardez adgents.cloud – Odoo.
Vidéo (FR) : 
1) Multi-sociétés, multi-sites ou plusieurs bases : comment décider
Multi-sociétés (une base) est généralement le bon choix quand :
- vous voulez une vision consolidée (tableaux de bord, pilotage) ;
- vous avez des utilisateurs partagés (DSI, finance groupe, support) ;
- vous avez des flux inter-sociétés (ventes/achats internes, transferts).
Plusieurs bases devient pertinent si :
- la séparation des données doit être très stricte (contexte légal, clients, franchise, cloisonnement fort) ;
- les rythmes de versions, modules, ou personnalisations sont trop divergents ;
- vous avez besoin d’une isolation technique importante.
Le multi-sites (plusieurs sites Web dans Odoo) répond à un autre besoin : gérer plusieurs vitrines (marques, langues, pays) dans un même environnement, tout en gardant un back-office cohérent.
Pour l’infra de base (reverse proxy, base PostgreSQL, sauvegardes), ce guide complèvous bien : Héberger Odoo en production : architecture, sauvegardes, staging, perf.
2) Le point central : quelles données partager entre sociétés ?
En multi-sociétés, Odoo permet de partager ou restreindre des enregistrements via le champ “Société” :
- champ vide → accessible aux sociétés autorisées ;
- société renseignée → limité à cette société (selon vos droits).
Bonnes pratiques simples :
- Contacts : souvent partagés (clients multi-marques), mais attention aux doublons et aux règles de facturation.
- Produits : partage possible, mais verrouillez les champs sensibles (taxes, comptes) via vos règles comptables.
- Journaux, taxes, comptes : très souvent spécifiques à une société (surtout multi-pays).
La documentation Odoo résume bien le principe “partagé vs spécifique” : Multi-sociétés — documentation Odoo.
3) Comptabilité & fiscalité : évitez les erreurs “mauvaise société”
Le risque numéro 1 en multi-sociétés est comptable :
- factures émises avec une mauvaise société ;
- taxes appliquées au mauvais périmètre ;
- comptes utilisés incohérents entre sociétés.
Pour réduire ce risque :
- définissez clairement qui peut basculer de société (et qui ne doit pas) ;
- segmentez les journaux et les séquences par société ;
- faites valider la configuration par la finance (paramètres, droits, processus).
Si vous êvos déjà en production et que vous voulez durcir la partie sécurité + exploitation, vous pouvez aussi lire : Odoo en production : hardening, mises à jour et monitoring.
4) Stocks & entrepôts : une règle simple pour rester lisible
Côté stock, l’objectif est que chaque mouvement soit logique pour les équipes terrain :
- un entrepôt est rattaché à une société ;
- les règles de réappro / routes doivent éviter de créer des mouvements “fantômes” entre sociétés ;
- les transferts inter-sociétés doivent être un processus explicite (avec documents correspondants).
Si vous gérez plusieurs marques et un même entrepôt physique, clarifiez :
- est-ce réellement une seule société opérationnelle ?
- ou bien un stock “groupe” et des ventes par société ?
Dans ce second cas, structurez les flux inter-sociétés plutôt que de “tout mélanger”.
5) Multi-sites (Websites) : marques, pays, langues… sans multiplier l’admin
Le multi-sites sert souvent à :
- avoir plusieurs domaines (marqueA.fr, marqueB.fr) ;
- gérer des contenus et pages différents ;
- adapter le catalogue, les prix, les modes de livraison selon le pays.
Deux approches fréquentes :
- 1 société + plusieurs sites : le plus simple, quand la vente et la facturation restent dans une seule entité.
- plusieurs sociétés + plusieurs sites : utile si chaque pays/filiale facture et comptabilise dans sa propre société.
Gardez une règle de pilotage : un site doit avoir un “propriétaire” clair (équipe, catalogue, processus), sinon les responsabilités se diluent.
6) Droits utilisateurs : moins de liberté = moins d’erreurs
En multi-sociétés, l’expérience utilisateur peut se dégrader si on laisse trop de choix :
- trop de sociétés visibles ;
- changement de société trop facile ;
- documents créés dans le mauvais contexte.
Stratégie recommandée :
- donnez l’accès multi-sociétés aux profils qui en ont besoin (groupe/finance, admins) ;
- pour les équipes opérationnelles, limitez à 1 société (ou 2 max) ;
- testez les écrans clés : devis, factures, achats, stock, website.
7) Inter-sociétés & consolidation : quand ça vaut le coup
Le multi-sociétés prend tout son sens si vous avez :
- des achats centralisés et refacturation interne ;
- des transferts de stock entre pays ;
- une vente “front” dans une société et un back-office logistique dans une autre.
Odoo propose des transactions inter-sociétés (documents miroir) qui évitent les doubles saisies — à condition que vos produits et règles soient cohérents.
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8) Déploiement, sauvegardes, environnement de test : ne le repoussez pas
Quand vous activez multi-sociétés et multi-sites, la base devient plus critique : plus d’utilisateurs, plus de processus, et plus de risques d’erreur.
Deux fondamentaux :
- des sauvegardes restaurables (base + filestore) ;
- un environnement de test pour vérifier les mises à jour et modules avant production.
Sur adgents.cloud – Odoo, vous pouvez activer des sauvegardes automatiques (jusqu’à 1/h) et ajuster CPU/RAM à la demande, ce qui aide beaucoup quand un groupe grandit vite.
Conclusion
Une bonne architecture multi-sociétés / multi-sites sur Odoo repose sur une règle simple : partager uniquement ce qui doit l’être, et mettre des garde-fous sur le reste (compta, droits, entrepôts, sites).
Si vous voulez un hébergement Odoo simple (déploiement 1 clic, facturation à l’heure, stop/start, backups et scaling), vous pouvez démarrer sur adgents.cloud – Odoo.

